Le Qatar bénéficie du plus fort taux de croissance de la région, avec près de 16% en 2008 et 10% en 2009, malgré la crise économique mondiale.
Les prévisions pour 2010 et 2011 s’élèvent entre 16 et 18%, probablement le plus fort taux de croissance au monde.
Le PIB a atteint 95,3 milliards $ en 2009, soit un quintuplement en l’espace de six ans, et l’émirat dispose de l’un des PIB par habitant les plus élevés au monde (environ 60.000 $ en 2009, populations immigrées comprises).
La répartition de la manne gazière satisfait la population qui n’exprime aucune revendication particulière.
La situation économique et financière semble mettre le Qatar à l’abri de troubles similaires à ceux intervenus début 2011 dans les pays de la région.
Détenteur des troisièmes réserves de gaz de la planète (14%, derrière la Russie 27% et l’Iran 15%), le Qatar développe ses capacités de production, en particulier en ce qui concerne le Gaz naturel liquéfié (GNL) dont la production passera de 31 millions de tonnes début 2009 à 77 millions de tonnes début 2011, soit 30% de la production mondiale. Le Qatar, qui partage avec l’Iran le plus grand gisement gazier au monde (le "North Dome" ), est devenu en quelques années le 1er exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, loin devant la Russie, le Canada et la Norvège. Le Qatar ambitionne par ailleurs de devenir le plus gros producteur de GTL ("Gas to Liquids" : technique consistant à transformer des composés carbonés, comme le charbon ou le gaz naturel, en produits pétroliers).
Rial qatarien (QAR) = 0,19€ et US$ 0,27 (juin 2011)
Le PIB a atteint 95,3 milliards USD en 2009.
PIB par habitant : le Qatar est au rang 1 du classement mondial en 2010, progressant de 12,7% entre 2009 et 2010.
2009 : 78 260 USD
2010 : 88 233 USD
FMI 2008 : +15%
Prévision 2010 : 9,0% du PIB
Soucieuses de rentabiliser les considérables excédents financiers du pays, les autorités qatariennes ont créé en 2005 une autorité publique pour gérer ses investissements à l’étranger, la Qatar Investment Authority (QIA) .